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Des cuisines aux communautés : comment un promoteur immobilier a repensé le gaspillage alimentaire dans deux immeubles

Des cuisines aux communautés : comment un promoteur immobilier a repensé le gaspillage alimentaire dans deux immeubles

Quand on pense au gaspillage alimentaire, on imagine généralement une cuisine individuelle : un récipient oublié dans le réfrigérateur, des légumes verts fanés, des restes qui n’ont jamais été consommés au déjeuner. Mais dans les immeubles d’appartements et les copropriétés, le gaspillage alimentaire n’est pas seulement un problème individuel. C’est un défi commun qui touche les résidents, les gestionnaires immobiliers et des communautés entières.

C’est ce qui a rendu le projet pilote FoodCycler Devcore — « » , mené en partenariat avec Nexliving Communities — si intéressant. Il ne s’agissait pas simplement de tester un produit, mais d’explorer une nouvelle façon d’aborder le gaspillage alimentaire dans les espaces de vie partagés.

Ce projet s'inscrivait dans le cadre des programmes FoodCycer, une division de l'entreprise dont l'objectif est d'aider les immeubles, les écoles et les collectivités à gérer leurs déchets alimentaires sur place, à réduire les transports et la contamination, et à faciliter l'adoption d'habitudes durables au quotidien.


Les défis quotidiens de la vie en communauté

Dans les immeubles collectifs, le gaspillage alimentaire pose des problèmes spécifiques :

Même les programmes de compostage bien conçus rencontrent des difficultés lorsque les systèmes sont perçus comme complexes, peu pratiques ou désagréables. Lorsque la participation diminue, tout le monde en subit les conséquences.

Devcore a voulu tenter une approche différente : intégrer la gestion des déchets alimentaires directement dans les cuisines des habitants.

 

Le Devcore X FoodCycler

Dans le cadre du projet pilote Devcore, FoodCycler ont été installés dans chaque appartement de deux de leurs immeubles collectifs au Québec. Au total, 155 appareils Eco ont été installés, principalement dans des foyers composés d’une ou deux personnes.

Au lieu de se contenter de bacs à déchets organiques centralisés, les habitants ont géré leurs déchets alimentaires chez eux grâce à FoodCycler un système de comptoir qui sèche et broie les restes alimentaires, réduisant ainsi leur volume jusqu’à 90 % et les transformant en un sous-produit propre et de longue conservation.

L'objectif était simple mais ambitieux :

Qu'est-ce qui a changé ?

Les résultats se sont rapidement fait sentir. Avant la mise en place FoodCycler, les immeubles remplissaient en moyenne environ trois poubelles par semaine. Depuis le lancement du programme, la quantité hebdomadaire de déchets a diminué d’une poubelle à une poubelle et demie.

Sur une année, les résultats s'accumuleraient :

Mais les chiffres ne reflètent qu'une partie de la réalité.

 

Ce qu’en ont pensé les habitants

Les habitants ne se sont pas contentés d'utiliser ce système : ils l'ont adopté à cœur ouvert.

 

Le gaspillage alimentaire a cessé d'être un phénomène déplaisant qui se produisait « ailleurs ». Il est devenu visible, gérable, voire porteur de sens.

Boucler la boucle

FoodCycler réduire les déchets : il en tire quelque chose d'utile.

La matière séchée et broyée peut être réutilisée ou récupérée sur place. Dans le cadre du projet pilote Devcore :

  • 72 % des habitants ont utilisé les bacs de collecte mis à disposition sur place

  • D'autres l'ont réutilisée pour le jardinage ou l'ont partagée

  • Personne ne l'a jeté à la poubelle

Le gaspillage alimentaire est devenu une ressource plutôt qu'un problème.

 

Pourquoi est-ce important ?

Pour les immeubles, le gaspillage alimentaire n’est pas seulement un problème environnemental, c’est aussi un enjeu opérationnel :

  • Moins de poubelles qui débordent

  • Moins d'odeurs dans les locaux de stockage des déchets

  • Contamination réduite

  • Une gestion plus aisée des matières organiques, en particulier des déchets alimentaires humides

  • Coûts de transport potentiellement moins élevés

Comme FoodCycler considérablement le poids et le volume des déchets dès leur source, les copropriétés peuvent gérer plus efficacement ces derniers avant qu’ils n’entrent dans le réseau commun de collecte des déchets, évitant ainsi les problèmes de contamination, les frais associés et autres difficultés opérationnelles. Cela permet une solution plus simple, plus propre et plus économique pour la gestion des déchets alimentaires.

Mais le changement le plus important n'était pas d'ordre logistique, mais culturel.

Lorsque les habitants gèrent leurs déchets alimentaires chez eux, ils prennent conscience de ce qu’ils jettent. Ils y réfléchissent à deux fois avant de jeter quoi que ce soit. Ils ont le sentiment de contribuer à la solution.

Un gestionnaire immobilier chez Devcore l'a formulé simplement :

Un nouveau type d'équipement

Aujourd’hui, les équipements ne se limitent plus aux salles de sport et aux salons. Les résidents accordent de l’importance à :

  • Développement durable

  • Commodité

  • Des espaces de vie propres

  • Se sentir en accord avec leurs valeurs

FoodCycler bien plus qu'un simple appareil électroménager : c'est devenu une valeur partagée.

Pour Devcore et NexLiving, le programme :

  • Amélioration de la satisfaction des résidents

  • Ajout d'une fonctionnalité importante en matière de développement durable

  • A soutenu la campagne de collecte de fonds à long terme pour le bâtiment

Pour les habitants, cela signifiait :

  • Des cuisines plus propres

  • Moins d'odeurs et de salissures

  • Une meilleure façon de gérer les restes et les chutes

  • Se sentir bien grâce à ses habitudes quotidiennes

 

Petites cuisines, grand impact

Le projet pilote Devcore a démontré que le gaspillage alimentaire ne doit pas nécessairement être un problème caché dans les immeubles collectifs. Avec les outils et une conception adaptés, cette question peut être abordée de manière plus propre, plus simple et plus engageante.

En faisant de la gestion des déchets alimentaires un atout pour un immeuble grâce à l’association de l’innovation et de l’implication des résidents, on contribue à réduire les difficultés opérationnelles qui y sont traditionnellement associées et on répond à une attente croissante de la part des résidents, qui recherchent désormais, en règle générale, des solutions simples et durables intégrées à leurs équipements collectifs.

Le développement durable fonctionne mieux lorsqu’il est intégré au quotidien, et non pas ajouté après coup. Lorsque les communautés repensent leur façon de gérer le gaspillage alimentaire, les petits choix quotidiens finissent par se transformer en un véritable changement.

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